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Deutsche 2535 366 nrammophon STEREO
ANTON DVORAK
N
SYMPHONIE N° 9 “DU NOUVEAU MONDE”
Orchestre Philharmonique de Vienne
ARL BŒHM
ANTON DVORAK «5411904
Symphonie n° 9 en mi mineur, op. 95 ‘“du Nouveau Monde”’
Face 1 1. Adagio - Allegro molto (9°46) - 2. Largo (13°20)
Face 2 3. Molto vivace (8°23) - 4. Allegro con fuoco (12°00)
Orchestre Philharmonique de Vienne
Direction : KARL BŒHM
(P) 1979 Polydor International GmbH
© 1979 Polydor Photo de couverture : Francisco Hidąlgo
U vivant de Dvorak, des pratiques d’éditeurs
avaient créé quelque confusion dans la numéro-
tation de ses symphonies. A leur décharge, Dvorak, n'avait voulu livrer au public que les cinq dernières. Le dénombrement actuel de 9 symphonies correspond à la chronologie de leur génèse et offre l'avantage de dissiper tout équivoque. La Symphonie en mi mineur, qui portait le numéro 5, devient la 9ème. Elle est en même temps la dernière. Son sous-titre «Du Nouveau Monde» a été donné par Dvorak lui-même. Il ne s’agit pourtant pas d'un poème symphonique ou d’une quelconque musique à programme : l'hommage que Dvorak dédia à l’ Amérique respecte strictement les formes de la symphonie classique. Quant au fond, il s’agit de musique pure.
Dvorak a déclaré «complétement absurde? l’opinion selon laquelle il aurait utilisé des thèmes indiens ou américains. «J'ai seulement écrit dans l'esprit de ces chants populaires américains” a-t-il reconnu.
C'est ce qui fait le charme de cette œuvre. Bien avant Bartok, le maître hongrois de la musique moderne, Dvorak a tiré parti du folklore. Mais à cet égard il faut remarquer que Bartok utilise directement les thèmes populaires, ce que ne fait pas Dvorak, au moins dans cette symphonie. Le musicien tchèque se contente de construire ses thèmes d'après les modèles qui lui four- nissent la musique noire ou la musique indienne.
La manière dont Dvorak traite le folklore en le stylisant s'explique en partie par la nature même de la musique populaire américaine. Celle-ci est beaucoup moins originale et beaucoup moins simple qu'on ne l’a longtemps cru. Elle est composée d'éléments extrêmement variés : certains sont issus du fond musical noir ou indien, mais d’autres proviennent aussi des immigrants blancs.
Peut-être Dvorak a-t-il retrouvé des motifs sonores d'origine européenne, transformés sous l'influence des negro spirituals ou de la musique indienne pentatonique.
Quoi qu'il en soit, si, il le reconnaît, Dvorak à écrit la symphonie {américaine » dans l'esprit des chants populaires américains, cela ne signifie pas pour autant que le souvenir de sa patrie en soit absent. La Symphonie du Nouveau Monde traduit sürtout la nostalgie du pays natal, et non pas tellement la «Conversion au Désert de l'Ouest” que l’on se plaisait à y voir, lors de la première exécution triomphale qui eut lieu à la fin de 1893 au Carnegie Hall de New York sous là direction d’Anton Seidl.
Par son classicisme et sa clarté, la structure de premier mouvement préfigure celle de l’œuvre entière. Une courte introduction Adagio crée l'atmosphère. Puis, avec le premier thème de l'Allegro molto, apparaît le motif caractéristique de la symphonie : un appel du cor qui trouve sa réponse dans une série de tierces confiées au bois. L’allure «bohémienne » de ce thème est indiscutable. Il est repris et modulé par les autres instruments de l'orchestre, après quoi une seconde idée intervient pianissimo, confiée aux flûtes et aux hautbois. L'éclairage harmonique et rythmique se ressent ici des influences étrangères.
Sur un bourdonnement de cordes, un troisième thème s'élève aux flûtes. Les trois thèmes sont alors repris et confrontés au cours d’un développement morcelé et très animé. La coda qui suit la reprise unit encore une fois le premier et le second thème, avant de conclure.
Dvorak intitula « Légende » le second mouvement (Largo). Au début, les vents égrènent de grands accords. Puis,
ANTON DVORAK (Photo Roger Viollet)
FHH
tandis que les cordes jouent en sourdine, le cor anglais énonce la célèbre mélodie nostalgique qui, reprise tout d’abord par l'orchestre, résonnera finalement aux cors. Un épisode central plus animé intervient alors, avec de nouvelles idées confiées aux bois. Il se termine dans dans une atmosphère passionnée, tandis qu’émergent ça et là les thèmes principaux du premier mouvement.
Le retour à la première partie se produit à l'improviste. Encore une fois nous écoutons le douloureux thème mélodique et les acords confiés aux vents. Puis le mouvement se termine sur un accord èn ré bémol majeur longuement tenu aux contrebasses.
Le Scherzo (molto vivace) semble évoquer une danse indienne. Le Trio superpose éléments «européens» et motifs «américains». Des réminiscences des deux premiers mouvements sont partout visibles.
Peut-être ce Scherzo fut-il inspiré par un poème de Longfellow intitulé : «Danse indienne au cours de l'été».
Le Finale (Allegro con fuoco) comporte une courte introduction. Puis les trompettes lancent le thème «du nouveau monde». Il est repris par tout l'orchestre, après quoi intervient une série d'épisodes bohémiens
un thème de danse en triolets ; une mélodie qui sonne à la clarinette comme un salut au pays natal ; une polka. Au cours du développement les thèmes des trois premiers mouvements réapparaissent. Dvorak cherche et finalement trouve un compromis entre les éléments thématiques «européens» et les éléments thématiques «américains». Le thème du premier mouvements et celui du Finale s'unissent dans une puissante synthèse qui achève et couronne la Symphonie du Nouveau
Monde.
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. À 3 ans . A 18 ans
En 1928 avec son fils Karlheinz
. Avec sa femme Thea l’année de son mariage (1928)
5. Avec Bruno Walter . Avec Richard Strauss en 1944 . Avec sa femme en 1979 +
Karajan félicite Karl Bæhm pour ses 75 ans
9. Avec Wieland Wagner
10. En tournée avec Birgit Nilsson et Leonie Rysanek
STEREO 2535 366 POL | 321. PRESTIGE i
Code » à 7
KARL BŒHM (Photo Lauterwasser)
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